La Région Nouvelle-Aquitaine s’intéresse à Oléron Qualité Littoral !

À l’occasion de son déplacement sur l’île d’Oléron mercredi 12 mai, Sandrine Derville, vice-présidente de la Région Nouvelle-Aquitaine en charge du tourisme, s’est intéressée aux actions de protection du littoral portées par la communauté de communes de l’île d’Oléron. Elle a apprécié la qualité des travaux réalisés aux abords de la plage de La Giraudière à Le Grand-Village-Plage par la Communauté de communes avec l’aide de la région Nouvelle Aquitaine.

Même si l’érosion des côtes maritimes est un phénomène naturel ancien, son évolution s’accélère sous l’effet du changement climatique. Parmi les facteurs aggravants, on compte également la dégradation de la végétation dunaire, les aménagements humains de plus en plus nombreux et les aléas de la météo. C’est ce qu’a connu l’île d’Oléron en 2014. Impacté par des tempêtes successives, le trait de côtes oléronais a été fortement grignoté cette année-là, allant jusqu’à un recul de 40m sur la plage de La Giraudière à Le grand-Village-Plage ! Ce phénomène est périodiquement accentué par le piétinement lié à la très forte fréquentation estivale.

Soucieuse de la sécurité de la population, la Communauté de Communes (CdC) – en charge de la gestion du littoral – a lancé en 2005 le programme Oléron Qualité Littoral (OQL) pour s’adapter à l’érosion des côtes. Ce dernier consiste à éloigner les aires d’accueil du public de la plage (lorsque cela est possible) afin de permettre à la végétation de jouer son rôle de consolidation naturelle du trait de côte et à repenser les aménagements afin qu’ils soient réversibles (c’est-à-dire qu’on puisse les retirer en cas d’aggravation de l’érosion) et compatibles avec les milieux naturels selon les principes de transition écologique. La plupart du temps, il s’agit de limiter les places de parking des véhicules motorisés au profit des parkings à vélo, d’aménager les aires d’accueils du public avec des matériaux naturels et perméables.

La plage de La Giraudière, déjà très marquée par le recul de son trait de côte, peut atteindre, certains jours en été, des pics de fréquentation dépassant les 4 000 personnes. Afin de permettre à la nature de se développer normalement et de jouer son rôle de rétention des sédiments côtiers, le parking a été reculé de 400m, le parking à vélo a été agrandi, une nouvelle zone piétonnière a été créée, la piste cyclable a été déplacée, les anciennes toilettes traditionnelles ont été remplacés par des toilettes sèches, des conteneurs à déchets ont été installés, un nouveau mobilier en matériaux naturels (potelets bois, bancs, etc.) a été implanté, la signalétique a été revue, etc.

Sandrine Derville a réaffirmé l’engagement de la Région aux côtés de la communauté de communes de l’île d’Oléron en pointe sur les sujets littoraux et d’adaptation au changement climatique. Elle a salué la « démarche innovante Oléron Qualité Littoral et la stratégie de l’île pour anticiper les effets du changement climatique sur l’érosion des côtes ». Elle s’est réjouie de constater qu’« on pouvait concilier intelligemment la préservation des espaces naturels et l’accueil touristique » … une politique encouragée par la Région Nouvelle-Aquitaine !
Le coût de l’ensemble des travaux se sont élevés à 175 000€ HT, financé à hauteur de 25% par la Région Nouvelle-Aquitaine, 12% par le Département Charente-Maritime, 33% par la commune de Le Grand-Village-Plage, 20% par la Communauté de Communes et 10% par l’Office National des Forêts.